J’ai le plaisir de repartager mon article sur la passion du cheval, publié sur le site Savoir Animal, une plate-forme absolument formidable qui met en avant la cause animale et oeuvre à un monde plus juste pour tous les vivants. Pour ceux qui souhaitent soutenir la cause animale, n’hésitez pas à vous abonner et à suivre Savoir Animal sur ses différents réseaux, la visibilité est essentielle pour porter la voix des animaux et de ceux qui luttent pour leur reconnaissance.
Cri du hibou La jument met bas Sous le soleil des loups
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Se tenir auprès d’un cheval est un privilège, une chance, une expérience pleine de sens et de sensibilité, également une expérience esthétique particulière. C’est l’essence de cette présence (ou devrais-je dire de ces présences pour être plus juste) que je me suis efforcée de saisir entre les lignes de ce recueil, d’un poème à l’autre, d’une rencontre à une autre.
Une fourmi suit la ligne Sur le dos du poney Raie de mulet
Crins blancs Blancs d’écume Que le soleil allume
L’étalon frémit Une luciole boit la rosée Sur ses lèvres mouillées
« L’âme d’une pieuvre » :l’émotion au service de l’engagement Laurène Barbaux
Les corneilles jouent, les souris rient, et les pieuvres rêvent… Alors que les découvertes sur la vie animale ne cessent de s’enrichir, rendant toujours plus ténues les frontières qui nous séparent des autres espèces, il est des œuvres qui transcendent ces rencontres et interrogent notre rapport au monde et à l’ensemble du vivant. C’est en 2015, alors que le débat écologique fait rage, que la journaliste et auteure Sy Montgomery publie une œuvre singulière dans le paysage littéraire : « L’âme d’une pieuvre ». Comment parler de l’océan, comment rendre sensible la présence de l’autre, sinon en tissant un subtil dialogue mêlé d’émotions et d’autant de sensations ? A travers une plume poétique et intime autant que critique, Sy Montgomery nous emmène à la rencontre de ces grandes rêveuses que la littérature a érigé au rang d’animal mythique et nous enjoint à réapprendre à regarder le monde et à nous engager envers ceux qui le peuplent. Nous allons, à travers une analyse de l’œuvre, tenter de dégager les modalités d’un discours écologique et éthique fondé sur la curiosité et l’émerveillement.
Du mythe à la réalité : esthétique d’une rencontre fascinante
« Je voulais faire la connaissance d’une pieuvre. Je voulais entrer en contact avec une autre réalité.[1] »
Quelle force prodigieuse, mélange de curiosité, d’attirance et d’amour, nous pousse à rencontrer ces autres qui peuplent les espaces que nous habitons ? Arrachés au vaste tissu du monde, nous évoluons parmi ces autres que nous ne voyons pas, que nous ne voyons plus, et parfois, au milieu de la toile du vivant, une figure surgit et survient la rencontre, cette rencontre susceptible de tout changer. Comment parler de l’océan, de ce monde qui nous est peut-être le plus étranger de par notre condition ? Comment raconter son histoire, en révéler les rythmes et les mélodies, les formes et les couleurs, les existences et les rêves ? Comment nous rendre conscients qu’au-delà de notre espace, se déroulent d’autres étendues dont la destinée dépend bel et bien de nous ?
A travers « L’âme d’une pieuvre », Sy Montgomery nous emmène à la rencontre de la plus surprenante des ambassadrices de la vie sous-marine. Créature monstrueuse sous la plume de Victor Hugo et de Jules Vernes, hôte discrète de nos littoraux, proie de choix pour les gourmets, la pieuvre fait partie de notre imaginaire et déploie, tels ses tentacules, tout un panel d’images, de croyances, et d’émotions. Parce que connaître c’est aussi et toujours un peu déjà reconnaître, c’est à travers une galerie de portraits sensibles et étonnants que l’auteur nous emmène à la rencontre de ces êtres merveilleux à l’existence secrète. Kali, Karma, Athéna, Octavia, il fallait bien des noms de déesses pour désigner celles que la main de l’homme a arrachées à l’océan pour offrir au public la plus singulière des rencontres. Les pieuvres pensent, rêvent, s’attachent, elles témoignent d’un caractère particulier, tantôt affectueux et délicat, tantôt timide et malicieux. Elles possèdent leur langage et leur propre rythme, tissant la toile d’une existence qu’il nous est ici, tel un privilège, permit d’éprouver.
« Pendant que nous caressions Athéna dans l’eau, nous pénétrions dans sa propre perception de la temporalité – liquide, fluide et antique, scandée par un rythme différent de celui d’une horloge. J’aurais pu rester là pour toujours, à emplir mes sens de l’étrangeté et de la beauté d’Athéna (…).[2] »
Alors que le regard glisse le long des tentacules pourpres dont la couleur change sous les effets de l’émotion, la caresse se donne comme une intime rencontre. Les tentacules s’enroulent et les ventouses goûtent, elles savourent et sondent cette chair humaine étrangère à leur monde et pourtant déjà si familière. Les pieuvres géantes du Pacifique sont prélevées dans l’océan et arrachées à leur état sauvage en vue d’être exposées. Pourtant, il ne faut pas compter plus de quelques jours, parfois même quelques heures seulement, pour que ces grandes timides s’approchent et viennent saluer cette main amie qui nourrit et qui joue, qui caresse et aime déjà. Si Sy Montgomery a su, à travers sa plume, révéler l’âme des pieuvres, il me semble ici que c’est l’âme de l’homme, son essence, qui s’éveille à travers la rencontre. Toucher, caresser, sentir, éprouver la peau, la chair, les ventouses, contempler la couleur qui varie comme le témoin silencieux et splendide d’une émotion pure et incroyablement familière… Pour faire cela, il me semble qu’il faille à l’homme se jeter hors de son corps, hors des limites de sa condition, pour s’abandonner à la rencontre, aux bras de cet être qui n’est déjà plus si différent, plus si étranger. La beauté que nous compte l’auteur, n’est pas seulement celle des formes et des couleurs, c’est celle d’un espace et d’un temps, d’une expérience sensible où l’émotion se donne à l’état pur.
Un monde d’émotions
« En voyant parfois les gammes de couleur qui traversaient sa peau, nous avions l’impression d’observer les pensées qui lui traversaient l’esprit. A quoi songeait-elle ? Est-ce que Kali se posait aussi des questions sur nous, en goûtant les saveurs fugitives que notre sang drainait sous la peau ?[3]»
Rencontrer, c’est aussi apprendre, c’est découvrir et reconnaître. Sy Montgomery nous éclaire ici sur le comportement et les émotions des pieuvres. Changer de couleur, de forme, se cacher, jeter de l’encre, ou bien venir toucher et s’enrouler, le comportement des pieuvres est plein de charme et de complexité, et c’est sans doute dans cette complexité que se joue la présence d’un esprit sensible, soit d’une existence à part entière. Comme le rappelle le primatologue Frans de Waal dans « La dernière étreinte », tous les animaux sont doués d’émotions et nous humains, les reconnaissons tout comme ils sont capables de reconnaître les nôtres[4]. Ces émotions passent par des manifestations physiques, des changements de couleur, de posture et de température, et se transmettent par ce que l’on appelle communément le canal du corps[5]. Le canal du corps est le chemin qu’emprunte l’émotion, comme un pont signifiant entre le sujet et l’autre : lorsque nous percevons l’excitation, la peur ou la joie d’autrui, cette émotion nous traverse, courre à la surface de notre peau, hérisse nos poils, étire nos lèvres et accélère les battements de notre cœur. Nous entrons en dialogue avec cet autrui et l’émotion se fait langage.
Le lien d’empathie sert ici l’engagement de l’être à l’endroit de l’autre : parce que l’écart et la différence reculent, s’établit un lien, un attachement, et un sentiment de respect et d’amitié, voire un sentiment d’amour inconditionnel. Apprendre à connaître, serait ici apprendre à aimer, à partager, et à respecter. Un lien que Sy Montgomery explore, sans concession, sans plier sous le risque d’un discours anthropomorphique, et pour cause : les émotions ne sont pas le propre de l’homme, ni même le langage, dès lors, comment nier le lien d’amour, la reconnaissance d’une personnalité et d’une existence dans une telle rencontre ?
« Mais pour moi, Athéna était plus qu’une pieuvre. C’était un être – que j’appréciais infiniment (…) elle m’incitait à explorer, comme je ne l’avais encore jamais fait auparavant, ma propre planète – ce monde essentiellement aquatique, que je connaissais à peine.[6] »
Lien d’empathie, dialogue, langage des corps et des émotions, ce n’est plus seulement une rencontre qui est en jeu, mais bien une relation avec l’autre, cet autre animal qui nous ressemble et dont les différences se donnent désormais comme autant de richesses et de beautés fascinantes. Faisant écho à l’essai remarquable du philosophe Hicham-Stéphane Afeissa, nous pourrions ici parler d’un état de communauté, soit d’une communauté d’êtres de nature[7]. En allant à la rencontre d’une autre forme de vie, d’une autre existence, nous éprouvons les limites de notre propre condition, de notre prendre sensibilité et repoussons les frontières de notre monde pour entrer dans celui de l’autre, pour partager cet espace commun au cœur duquel se joue la rencontre et le dialogue inter-espèces.
Des frontières poreuses
En éprouvant le monde sur le registre de l’autre, à travers une nouvelle réalité, c’est tout notre monde qui bouge et dont le tissu s’étoffe et se distend. Les frontières s’éprouvent et se déchirent, nous renvoyant à l’état de ce qui est, de ce qui vit, ce qui sent et ce qui habite. Il me semble que c’est dans ce double enjeu de la rencontre, dans la fonction signifiante et intime, autant que dans le partage et le lien empathique, que se joue l’engagement éthique nécessaire à la protection des espèces et des espaces qui peuplent et composent le monde. Nous avons, il est vrai, plus de considération et de respect pour les êtres qui nous sont émotionnellement et sentimentalement proches, soit pour ceux avec qui nous pouvons ou avons tissé des liens sociaux et des liens d’attachement. C’est sur la base de ce postulat que se fonde ici le discours zoologique et journalistique : Karma, Athéna, Kali et Octavia ont été arrachées à leur milieu, et pourtant, dans l’horreur de cette situation, sont à considérer les enjeux de la captivité. En permettant au public de rencontrer ces pieuvres aux caractères si particuliers, l’aquarium favorise le développement d’un lien empathique entre les animaux et les visiteurs. D’abords mus par la curiosité, voire le dégoût, ceux-là se surprennent à les admirer, à poser des questions et à lire les informations relatives à leur espèce et à leur condition. C’est ici que le regard change et que l’individu sort de l’ignorance pour mieux s’engager. En montrant ces pieuvres, c’est le monde marin et ses mystères, sa complexité et sa poésie que l’on partage, que l’on rend sensibles à ceux qui, sans cela, seraient restés sur le seuil de ce monde qui a aujourd’hui besoin, plus que jamais, d’être protégé.
La problématique de la captivité me semble ici devoir être interrogée. En effet, si la présence de ces pieuvres induit un engagement du public positif envers le monde océanique et ses habitants, est-ce pourtant là le devoir de ces êtres ? La captivité extrait, provoque une déchirure dans la toile du vivant, et soulève des tensions éthiques pour le moins essentielles. Peut-on retirer la liberté à un être sensible et intelligent ? N’y a-t-il pas d’autres moyens de susciter cet engagement, cette rencontre émotionnelle positive à même de renforcer le lien empathique entre l’homme et les autres animaux ?
Il me semble pouvoir trouver une piste de réponse dans l’œuvre même de Sy Montgomery. Si les soigneurs et les chercheurs œuvrent jour après jour à l’amélioration des conditions de vie captive des pieuvres, c’est peut-être bien du côté du canal du corps, une fois encore, qu’il faut chercher une piste de réponse. L’auteur dresse le portrait intime de ces pieuvres et nous fait partager l’émotion de la rencontre et la force du lien qui l’unit à ces êtres, nous transportant au cœur de l’expérience. Elle évoque aussi la rencontre des pieuvres dans leur milieu naturel, et nous plonge avec toute la force de l’émerveillement dans ce monde inconnu au cœur de tous les enjeux. Ainsi donc, la rencontre et la sensibilisation du public à l’existence des pieuvres et à la préservation de leur milieu, pourrait s’effectuer, au-delà de la rencontre en milieu zoologique, à travers l’expérience esthétique et littéraire elle-même, soit à travers le discours rapporté. En ce sens, la captivité n’apparaît dès lors plus comme l’unique moyen de provoquer la rencontre : l’art, la littérature, la photographie… voilà autant d’autres moyens de faire connaissance et d’apprendre à aimer, à respecter, à partager. En ce sens, Sy Montgomery ne porte aucun jugement sur la captivité : dans un engagement éthique irréprochable, elle laisse au lecteur le soin de se positionner, de trouver sa place dans ce monde singulier où les frontières entre nature et culture se confondent.
Peau à peau, retour à l’émerveillement
« Ses bras gélatineux se tordaient et sortaient de l’eau, afin d’atteindre les miens. Instantanément, mes deux mains et mes avant-bras furent engloutis par des dizaines de douces ventouses, en quête de ma peau.[8] »
Si le récit de Sy Montgomery nous touche, ce n’est pas seulement parce que nous apprenons que les pieuvres géantes du Pacifique sont des êtres intelligents, sensibles et doués d’émotions, capables d’interagir avec l’homme et d’en devenir l’ami, c’est bien aussi parce que son discours restitue, intacte, l’émerveillement éprouvé à leur contact. C’est ici dans la naïveté, dans la curiosité et la découverte que se joue l’engagement et les prémisses d’un lien d’amour et de tolérance envers l’autre.
Rien ne remplace l’expérience, et pourtant. Comment ici ne pas sentir les effets de ces bras gélatineux et de ces douces ventouses sur notre peau ? N’est-ce pas à ce stade que la magie opère et que le sortilège des déesses marines s’accomplit ? Athéna nous plonge dans son monde aux côtés des chercheurs, soigneurs et journalistes. Lecteurs, nous entrons dans son espace, cet espace à la temporalité fluide et antique. Chaque mot vient renforcer la puissance de ces instants, rendant sensible chaque mouvement, chaque changement de couleur et de texture. Ce n’est plus sur Sy Montgomery qu’Octavia et Kali dardent leur œil curieux, mais bien sur nous, lecteur, inconnu, et pourtant déjà ami. Tout comme l’océan nous livre un monde de liberté, la plume de l’auteur livre ici une écriture à la hauteur des enjeux de la rencontre : la part est faite à l’autre, au visiteur, à celui qui ne veut plus seulement se tenir sur le seuil mais bien pénétrer dans une nouvelle réalité. L’écriture, comme un prolongement de l’expérience, du sentir, de l’être, et du dire.
C’est par un discours choisi, fondé sur l’expérience esthétique et émotionnelle, que Sy Montgomery suscite le sentiment et l’état d’émerveillement. Il me semble judicieux ici de s’intéresser aux travaux de Jean-Claude Gens sur la nature et les modalités de l’engagement envers la nature : « c’est seulement si les hommes en viennent à se sentir concernés, à être touchés dans leur sensibilité, qu’une transformation de leurs comportements est envisageable.[9] » La littérature et l’écriture, dans le cas de « L’âme d’une pieuvre », met en jeu la notion de toucher et la révèle dans ses multiples acceptions. En s’attardant sur les descriptions des corps, des peaux, des textures et des couleurs, Sy Montgomery en fait appel aux sens du lecteur, et le discours émotionnel vient soutenir l’engagement physique par un engagement affectif. Nous ne lisons plus seulement les changements d’état de la fougueuse et attachante Octavia, nous les vivons avec elle, et c’est de derrière la vitre de son aquarium, que nous rêvons en sa compagnie des étendues marines et de la caresse des vagues sur notre peau. Tout ici nous renvoie à cette peau, qui touche et est touchée, cette surface merveilleuse qui dit l’amour et la peur, la joie et l’excitation, ce voile ténu qui nous sépare du monde et nous le donne à travers une infinité de sensations.
Vers un discours écologique
« Elles m’ont permis de comprendre plus profondément ce que signifient penser, ressentir et savoir.[10] »
L’ouvrage de Sy Montgomery me semble s’inscrire de façon inédite dans le champ de la littérature et du discours écologique, ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, le ton et la forme du discours sont résolument tournés vers l’intime et l’expérience directe : sans détour, nous entrons dans le monde des pieuvres et progressons avec l’auteur, nous interrogeant, nous émerveillant, nous engageant à ses côtés. L’immersion est totale, et la forme demeure un savant équilibre entre recherche journalistique, apports éthologiques, et poésie. La poésie est ici à relever à travers ses effets : chaque couleur, chaque forme, chaque sensation, est appréhendée dans une dimension esthétique, faisant appel aux sens du spectateur, renforçant non seulement les effets de l’image mais aussi ceux de l’expérience et vient soutenir l’émerveillement. L’émerveillement, nous l’avons vu, est omniprésent dans « L’âme d’une pieuvre » et en constitue sans doute le cœur, avec toutes les émotions et les états qu’il suscite : joie, curiosité, tristesse, excitation… C’est ici que se joue une large partie de l’engagement. Si le récit est intime et poétique, il n’en demeure pas moins exigeant et généreusement documenté : chaque comportement, chaque expérience, est explicité, discuté, situé dans son contexte. Non seulement nous apprenons à connaître les pieuvres à travers une approche intuitive, mais aussi à travers des données concrètes permettant d’appréhender pleinement les enjeux de leur existence et les problématiques liées à leur milieu. Nous pourrions parler ici d’une double lecture, ou d’un double parcours de lecture, à travers deux discours différents et non moins complémentaires.
En outre, si « L’âme d’une pieuvre » assume une portée éducative et engagée en faveur des existences animales et du monde marin, l’ouvrage se préserve de toute portée dogmatique. La culpabilité et la peur, émotions motrices du discours politique et médiatique, sont absentes et cèdent place à la curiosité et à l’émerveillement. L’engagement s’effectue donc à partir d’un registre positif : il ne s’agit pas de sacrifier son bien-être et ses habitudes pour le bien de l’autre, mais bien de prendre conscience des besoins de celui-ci et des bénéfices tirés à les respecter, tels que le plaisir de la rencontre et la préservation d’un milieu commun. Il en va ici d’un lien de solidarité et d’un rapport de communauté.
[1] Sy MONTGOMERY, L’âme d’une pieuvre, Paris, Hachette Livre, Marabout, 2019, p.17
[2] Sy MONTGOMERY, L’âme d’une pieuvre, Paris, Hachette Livre, Marabout, 2019, p.46-47
[3] Sy MONTGOMERY, L’âme d’une pieuvre, Paris, Hachette Livre, Marabout, 2019, p.251
[4] Frans de Waal, La dernière étreinte, Le monde fabuleux des émotions animales… et ce qu’il révèle de nous, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2018, p.212
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